The War Between the Land and the Sea

01 / Le guide

Épisodes 5

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Saison 1

7 Déc 2025 → 21 Déc 2025 · 5 épisodes · un épisode chaque dimanche

  1. S01E01

    Homo Aqua

    Pilote

    il y a 11 mois

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  2. S01E02

    Plastic Apocalypse

    il y a 11 mois

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  3. S01E03

    The Deep

    il y a 10 mois

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  4. S01E04

    The Witch of the Waterfall

    il y a 10 mois

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  5. S01E05

    The End of the War

    Fin de la série

    il y a 10 mois

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02 / Synopsis

L’histoire

Mini-série en 5 épisodes, diffusée sur BBC One et BBC iPlayer du 7 au 21 décembre 2025. Disney+ détient les droits pour le reste du monde, mais aucune date de sortie française n'a été confirmée à ce jour.

Ce qu'il faut savoir

Premier spin-off né de l'accord entre la BBC et Disney, The War Between the Land and the Sea ressort les Démons des Mers du placard de Doctor Who et les rebaptise Homo Aqua. Ils dormaient sous les océans depuis des millénaires, ils se réveillent, ils constatent dans quel état nous avons mis l'eau, et ils remontent. UNIT, l'agence militaire chargée des menaces extraterrestres quand le Docteur n'est pas là, hérite du dossier. Russell T Davies signe le premier et le dernier épisode, Pete McTighe les trois du milieu, Dylan Holmes Williams réalise l'ensemble en un bloc unique de tournage entre le Pays de Galles, Majorque et le plateau sous-marin de Pinewood.

Le point de départ est une blague administrative. Barclay Pierre-Dupont, responsable de la logistique transport chez UNIT, est convoqué à un sommet sur la Tamise par erreur de paperasse. Salt, l'ambassadrice des Homo Aqua, le repère et le désigne comme interlocuteur de l'espèce humaine. Un type qui gère des camions devient le porte-parole de huit milliards de personnes, et personne n'ose lui reprendre le poste.

La diplomatie est le vrai sujet

C'est là que la série est la meilleure, et c'est ce que les fiches classiques ne disent pas. Il n'y a presque pas de bataille. Il y a une salle, une vitre, un réservoir d'eau, des traducteurs, un ordre du jour, une page 15 sur laquelle est écrite la première offre. Les épisodes centraux fonctionnent comme un thriller de négociation : qui parle au nom de qui, qui détient le mandat, qui sabote en coulisses, comment formuler une concession sans avoir l'air de céder. Quand Salt reformule une offre de territoire en terrain de chasse, tout le rapport de force bascule en une réplique. C'est de la science-fiction de table ronde, un genre que la télévision britannique sait faire depuis longtemps et que le Whoniverse n'avait plus tenté depuis Torchwood.

Le casting suit. Jemma Redgrave traîne le personnage de Kate Lethbridge-Stewart en second rôle depuis quinze ans, elle tient enfin le centre du récit et c'est la performance dont la presse britannique a le plus parlé. Russell Tovey joue l'inverse d'un héros : fatigué, dépassé, honnête par défaut plutôt que par vertu, ce qui est précisément la raison pour laquelle Salt le choisit. Gugu Mbatha-Raw fait passer une créature en prothèses pour la personne la plus lucide de la pièce.

Le côté anglais

La série est une satire britannique beaucoup plus locale qu'il n'y paraît. L'antagoniste humain le plus concret n'est pas un général mais Sir Keith Spears, patron d'une compagnie des eaux et donateur du Premier ministre. Au Royaume-Uni, les rejets d'eaux usées des compagnies privatisées dans les rivières et sur les côtes sont un scandale politique permanent. Davies en fait le sous-texte de sa fiction : les monstres remontent parce que quelqu'un a eu le droit de facturer la pollution.

Le reste est de la même famille. Un Premier ministre qui gère la couverture médiatique de la crise plutôt que la crise, un politicien de carrière nommé ambassadeur puis écarté par les intéressés eux-mêmes, un envoyé américain et une générale de la Marine française qui poussent chacun leur agenda, une administration qui produit du protocole pendant que l'eau monte. C'est la veine de Years and Years et de Torchwood : Children of Earth, où la science-fiction sert surtout de prétexte pour filmer des réunions. Les jurons, le ton adulte et une reprise de Heroes de David Bowie en point d'orgue achèvent de marquer la distance avec la série mère.

Ce qui coince

Le scénario ne tient pas la distance, et il faut le dire. Les deux premiers épisodes posent tout avec une maîtrise réelle : l'ambiance, les enjeux, la menace. Ensuite, ça se resserre trop vite. Le peuple de la mer reste sous-écrit, sa politique interne se résume à un faucon nommé Tide. La romance entre Barclay et Salt occupe une place qu'elle n'a pas eu le temps de gagner. La guerre du titre n'est quasiment jamais montrée. Et le dernier épisode expédie en montage plusieurs bascules qui auraient mérité un épisode entier.

La critique britannique s'est divisée exactement là-dessus : 86 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes côté presse, mais un accueil public nettement plus tiède, The Independent à 2 sur 5, The Guardian à 3 sur 5 en parlant d'occasion manquée, quand Radio Times et le London Standard défendent l'ambition et le jeu de Redgrave. La fabrication est inégale elle aussi : certaines séquences tiennent l'échelle et le danger, d'autres trahissent le budget, avec des effets numériques en dessous et une partition de Lorne Balfe qui appuie parfois trop fort.

Pour qui

Pour qui a aimé Torchwood : Children of Earth et Years and Years, c'est la même mécanique en plus court. Pour qui cherche de la science-fiction de négociation plutôt que de la science-fiction de bataille, les trois premiers épisodes valent largement le détour. Pour qui attend un spectacle Doctor Who classique, avec créatures, courses et sauvetage de dernière minute, la déception est probable. Aucune suite n'est prévue : la mini-série a été conçue dès le départ comme un bloc fermé, et un prolongement audio autour de UNIT a été annoncé chez Big Finish avec Jemma Redgrave.

Où la voir

Au Royaume-Uni, sur BBC iPlayer. Ailleurs, la situation est absurde. Disney+ a acquis les droits internationaux dans le cadre d'un accord de 26 épisodes conclu avec la BBC, l'accord s'est achevé sans reconduction juste avant la sortie, et la plateforme n'a jamais programmé la série. Annoncée pour le début 2026, elle n'apparaissait toujours sur aucune grille mensuelle Disney+ à l'été 2026. Le Blu-ray britannique reste pour l'instant la seule voie légale hors Royaume-Uni.

03 / Casting

Distribution 14

Réalisation
Dylan Holmes Williams
Musique
Lorne Balfe

04 / À enchaîner

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05 / La communauté

Qui la regarde 1